L'idée de réaliser un film est venue au cours des répétitions d'Hamlet l'année dernière. En effet, nous avions décidé que l'au-delà serait suggéré par la vidéo et que la mise en scène entière serait en miroir. Ainsi les messagers de Polonius, le chef de guerre Fortinbras de Norvège, le père d'Hamlet, les fantasmes d'Ophélie, la relève de la garde, etc. sortaient tous du miroir cinématographique. Le court-métrage réalisé par Romain et Léo pour la scène du poison a séduit toute l'équipe au point de décider unanimement qu'en 2009 il n'y aurait pas de théâtre 7AC mais un film.
Un partenariat avec le P.N.R. MilleVaches au printemps pour le projet "Lignes de partage", au cours duquel Romain et Léo ont réalisé un mini reportage sur Marius Vazeilles qui a été projeté en boucle le 23 juillet, a permis à 7AC de faire l'acquisition de matériel vidéo.
Toute l'équipe s'est mobilisée pour la réalisation du moyen-métrage "Z'HOMME".


Le décor a été construit dans une grange pendant des mois : il représente un village d'hommes primitifs. La réplique exacte de cette scénographie fut réalisée en miniature sur une charrette et servait pour les panoramiques. La plupart des plans ont été tournés en extérieur, en forêt limousine.


Pour accompagner la projection du film, un parcours musical a été inventé suivant les lieux. Ainsi à Bujaleuf, Bertrand DAZIN, contre-ténor, attendait le public le corps immergé dans le lac en chantant.


Il était accompagné de Michel THOUSEAU installé dans une clairière aux pierres dans le petit bois et jouait d'une étrange guitare. Quelques percussionnistes étaient disséminés dans les bosquets et relayaient l'incantation. Puis Bertrand est sorti de l'eau et a marché vers le foyer où les sourds appels de la musique de Marc ROQUES attendaient le public. Dans le foyer un concert rituel conviaient ceux qui voulaient danser : Bertrand, Michel et Marc-Henri LAMANDE n'ont pas résisté. Puis ce fut la projection de Z'HOMME.
A Eymoutiers pour la dernière du festival, c'est le Pré l'Anneau qui avait été choisi. Départ sous le pont de chemin de fer où Olivier FRAYSSEIX avait installé des traverses en suspension et improvisait avec Michel une musique des bois. Un chemin de bougies indiquait magiquement le chemin à suivre vers le terrain de basket qui était le lieu de projection. Là, assis face à l'écran, le public eut droit à un concert improvisé de Marc et Michel sur fond de collégiale orangée. C'était féérique.